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Les nouvelles fraîches de La Ressourcerie Culturelle !

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Pourquoi certaines ressources ne trouvent-elles pas preneur ?

Parce que notre métier n’est pas seulement de vendre. C’est aussi d’expérimenter, d’apprendre… et parfois de se tromper.

Vous vous posez peut-être la question :

« Si ces matériaux/équipements sont si intéressants, pourquoi sont-ils encore en stock ? »

La réponse est simple : Parce qu’on ne collecte pas uniquement ce qui est sûr de repartir. Notre métier consiste aussi à tester, à observer, à apprendre. Et parfois, cela veut dire accepter qu’une ressource ne trouve jamais son nouveau projet… C’est le prix de l’innovation.


On pourrait ne récupérer que ce qui se revend facilement…

Après 8 ans d’activité, on sait très bien reconnaître les ressources qui trouveront rapidement une nouvelle vie :

  • Les praticables
  • Les structures aluminium
  • Les pendrillons
  • Le contreplaqué

On connaît les besoins des compagnies, des festivals, des lieux culturels. Si notre objectif était uniquement économique, on pourrait s’arrêter là : Ne collecter que ce qui part vite… Et refuser tout le reste. Mais ce n’est pas notre projet !


Notre mission, c’est aussi faire avancer les pratiques

Nous sommes une association. Notre rôle n’est pas seulement de remettre des objets en circulation. Il est aussi d’aider le secteur culturel à évoluer. Cela implique parfois d’accepter des collectes dont le potentiel de réemploi est encore incertain. Pas pour faire du chiffre. Pas pour augmenter artificiellement les tonnages. Mais pour :

  • Comprendre
  • Tester
  • Observer

Et pouvoir ensuite vous faire des retours d’expérience concrets. Car on apprend autant de ce qui fonctionne… que de ce qui ne fonctionne pas !


Les « échecs » sont souvent les meilleurs outils de formation

Quand une scénographie reste plusieurs mois dans nos stocks, on cherche toujours à comprendre pourquoi.

Les réponses tiennent souvent à la manière dont le projet a été conçu :

  • Un décor impossible à transporter
  • Des panneaux collés ou pointés plutôt que vissés
  • Du médium lourd et difficilement réemployable
  • Une structure sans plan de montage ni données techniques

Autant de choix qui semblaient anodins au moment de la construction… mais qui compliquent énormément une seconde vie.

Ces situations deviennent alors de formidables supports de sensibilisation : Elles nous permettent d’expliquer très concrètement comment concevoir des projets plus faciles à démonter, transporter, transformer et réemployer.


Expérimenter fait partie de notre métier

Au départ, nous travaillions principalement avec les festivals. Puis on suivit :

  • Le théâtre
  • Les musées
  • Les opéras
  • Le cinéma…etc

À chaque fois, il a fallu :

  • Apprendre
  • Tester de nouveaux flux.
  • Comprendre de nouveaux matériaux.
  • Identifier de nouveaux usages.

Certaines expérimentations deviennent ensuite de nouveaux services. D’autres nous montrent simplement que certaines ressources trouveront davantage leur place dans une autre filière ou sur un autre territoire. Là encore, c’est utile. Parce que cela nous permet de mieux orienter les prochaines structures qui nous solliciteront.


Et parfois… on ne comprend toujours pas

Il y a enfin une dernière catégorie. Celle des ressources qui, sur le papier, ont tout pour plaire :

  • Elles sont en bon état
  • Elles sont réemployables
  • On leur voit du potentiel

Et pourtant… Personne ne les choisit. Pendant des mois. Impossible d’expliquer pourquoi… Alors plutôt que de les envoyer directement au recyclage, on a décidé de leur laisser une dernière chance.


La zone « Dernière chance »

Pour ces ressources, on a imaginé un nouvel espace un peu particulier. Ici, pas de prix fixé à l’avance, c’est vous qui décidez : 1 €, 5 €, 10 € ( ou davantage !)

L’objectif n’est pas de casser les prix de tout notre magasin : Nous défendons au contraire des tarifs justes : accessibles pour les professionnel.les de la culture, mais suffisants pour faire vivre notre structure avec une dizaine de salarié.es, 2 services civiques, 2 sites (donc 2 loyers), 2 véhicules et toute la logistique qui permet au réemploi d’exister.

La zone Dernière chance répond donc à une situation bien précise : offrir une ultime opportunité de réemploi avant le recyclage.


Le meilleur déchet reste celui qu’on n’a pas eu besoin de recycler

Recycler coûte, financièrement, énergétiquement, humainement. Il faut transporter, trier, broyer, transformer. Le recyclage reste utile dans certain cas. Mais il arrive toujours après le réemploi. Si un châssis peut encore servir à construire un décor, autant qu’il continue sa vie. C’est plus simple et plus sobre !


À vous d’écrire la suite

La zone Dernière chance est faite pour celles et ceux qui savent regarder une matière autrement. Un morceau de décor et un matériaux deviennent le début d’un nouveau projet.

En repartant avec ces ressources, vous nous aidez à éviter le recyclage, à libérer de la place… et surtout à faire circuler un peu plus longtemps des matériaux qui ont encore beaucoup à offrir.

Parce qu’avant d’être un déchet, une ressource mérite toujours qu’on lui laisse une dernière chance.

L’espace Dernière Chance est à retrouver chaque vendredi sur notre site principal à Montaigu-Vendée !