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À Angers, le réemploi culturel ne se décrète pas : il se construit ensemble !

Un espace à aménager, des stocks à identifier, des ressources à faire circuler et des professionnel.les prêt.es à coopérer. Le 15 octobre, une soixantaine d’acteur.ices se sont retrouvé.es à la Ressourcerie Des Biscottes pour lancer l’expérimentation angevine de réemploi culturel. Maintenant, place à l’action !

Après 8 mois d’étude sur la structuration de l’économie circulaire culturelle en Pays de la Loire, nous passons à la pratique.

À Angers, l’objectif est de tester une activité de réemploi dédiée aux professionnel.les de la culture au sein d’une ressourcerie généraliste déjà implantée sur le territoire : La Ressourcerie des Biscottes.

Pas question d’arriver avec un modèle clé en main. Nous voulons construire un outil adapté aux besoins des structures angevines, en nous appuyant sur les ressources, les compétences et les dynamiques qui existent déjà. Le 15 octobre, nous avons réuni les équipes, les acteur.ices culturel.les, les partenaires et les élu.es pour poser les premières bases de cette coopération.

Deux ressourceries, des expertises complémentaires

La journée a commencé sur le terrain, avec les équipes de la Ressourcerie Des Biscottes et de La Ressourcerie Culturelle. Gilets fluo sur le dos, direction les espaces de collecte, de valorisation, de stockage et de vente !

D’un côté, la Ressourcerie Des Biscottes : une connaissance fine du territoire, des flux de matières et du fonctionnement quotidien d’une ressourcerie généraliste. De l’autre, La Ressourcerie Culturelle : une expertise des matériaux scénographiques, des équipements techniques et des contraintes logistiques propres au spectacle vivant et à l’événementiel. L’enjeu est de croiser ces deux savoir-faire pour développer une nouvelle activité, sans repartir de zéro. Car accueillir des châssis, des pendrillons, des praticables ou des éléments de décor ne consiste pas simplement à leur trouver quelques mètres carrés. Il faut savoir les identifier, les manutentionner, les stocker, les référencer et surtout les remettre en circulation auprès des bonnes structures. Cette première matinée a permis de confronter nos pratiques et de commencer à identifier les adaptations nécessaires.

Un grand merci à toute l’équipe de la Ressourcerie Des Biscottes pour son accueil, son engagement et sa volonté de construire cette expérimentation avec nous. C’est précisément cette complémentarité qui donne du sens au projet.

Une soixantaine d’acteur.ices mobilisé.es pour construire la suite

L’après-midi, nous avons ouvert la rencontre aux structures culturelles, partenaires et élu.es du territoire.

Vous étiez une soixantaine à répondre présent.es !

Merci aux professionnel.les de la culture, aux collectivités, aux élu.es et aux partenaires qui ont pris le temps de venir découvrir le projet, partager leurs expériences et contribuer aux échanges. Cette mobilisation est un premier signal encourageant. Mais elle pose aussi une question essentielle : comment transformer cet intérêt collectif en une activité qui fonctionne réellement sur le territoire ?

Après une présentation des enseignements de notre étude régionale, trois ateliers ont permis de passer progressivement de la découverte du réemploi culturel à l’identification des besoins, puis des contributions possibles.

Des besoins qui vont bien au-delà du matériel

Les échanges ont confirmé que les attentes ne se limitent pas à trouver des décors ou des matériaux à petit prix. Les participant.es ont notamment évoqué la mutualisation d’équipements, de décors et de costumes, le partage d’espaces de stockage, la circulation des compétences techniques ou encore la nécessité de mieux connaître les ressources disponibles sur le territoire. Avec, derrière ces besoins, des questions très opérationnelles : qui possède le matériel ? Où est-il stocké ? Dans quelles conditions peut-il être prêté, loué ou réemployé ? Qui en assure la gestion ?

C’est tout l’enjeu de l’expérimentation : ne pas simplement créer un nouveau stock, mais organiser les conditions pour que les ressources circulent.

Et surtout, des contributions possibles !

Nous avons aussi posé une autre question aux participant.es : au-delà de vos besoins, que pourriez-vous apporter à ce projet ?

Du matériel, des matériaux, du mobilier ou des équipements techniques, bien sûr. Mais aussi des compétences en gestion de stocks, en inventaire, en logistique, en expertise technique, des relais auprès d’autres structures ou une participation à la coordination du projet. Ces premières propositions montrent qu’il existe plusieurs manières de contribuer. Et ça, c’est important : une filière de réemploi culturel ne repose pas uniquement sur des tonnes de matériaux. Elle repose aussi sur des personnes, des compétences et une organisation collective.

Maintenant, qu’est-ce qui va se passer concrètement à Angers ?

Le 15 octobre n’était pas une inauguration, c’était le lancement du travail opérationnel.

D’ici fin 2026, plusieurs chantiers vont avancer en parallèle :

  • Identifier les premiers gisements : visiter les stocks des structures culturelles du territoire, repérer les matériaux et équipements disponibles et évaluer leur potentiel de réemploi
  • Organiser les premières collectes : tester les conditions de récupération, de transport et de valorisation du matériel
  • Aménager l’espace aux Biscottes : préparer un lieu adapté à l’accueil et à la remise en circulation des ressources culturelles
  • Constituer un consortium local dès novembre : réunir des acteur.ices du Maine-et-Loire pour travailler sur les besoins prioritaires, le fonctionnement de l’activité et les moyens à mobiliser

Début 2027, une nouvelle étape est prévue avec le recrutement d’un.e logisticien.ne et l’ouverture de l’espace dédié au réemploi culturel. Ce sera le moment de tester les services en conditions réelles : collecte, valorisation, vente, location et mutualisation.

L’objectif n’est pas de reproduire La Ressourcerie Culturelle à Angers, mais de faire émerger un outil durable, ancré sur son territoire et porté localement. Et pour savoir ce qui fonctionne, il faudra expérimenter, mesurer, ajuster… et parfois revoir nos premières idées. C’est aussi ça, construire une nouvelle filière.

Vous travaillez dans la culture en Maine-et-Loire ? C’est maintenant que vous pouvez agir !

Vous n’étiez pas présent.e le 15 octobre ? Il n’est pas trop tard pour rejoindre la démarche.

Que vous soyez une compagnie, un théâtre, un festival, un lieu culturel, un.e scénographe, un.e technicien.ne, une collectivité ou une structure partenaire, plusieurs possibilités s’offrent à vous.

Vous avez du matériel qui dort dans vos réserves ? Des châssis, des décors, des praticables, du mobilier, des matériaux ou des équipements techniques inutilisés ? Signalez-nous vos stocks pour que nous puissions étudier leur potentiel de réemploi.

Vous préparez un projet ? Faites-nous connaître vos besoins en matériel, en matériaux, en stockage ou en mutualisation. C’est en identifiant les usages réels que nous pourrons construire des services pertinents.

Vous avez des compétences ou des moyens à partager ? Expertise technique, logistique, inventaire, mise en réseau, coordination… Faites-vous connaître pour contribuer à l’expérimentation ou participer à la dynamique collective.

Contactez-nous pour construire la suite

✉️ region@laressourcerieculturelle.com

Et faites circuler l’information dans vos réseaux : à quelques kilomètres de chez vous, une structure cherche peut-être exactement le matériel qu’une autre n’utilise plus.

Le 15 octobre, nous avons commencé à mettre les besoins, les ressources et les compétences autour de la table…. maintenant, il faut les connecter sur le terrain. C’est comme ça que le réemploi culturel prendra réellement sa place à Angers.


Expérimentation réalisée avec le soutien de l’Union européenne (FEDER) et de la Région Pays de la Loire, dans le cadre de la stratégie régionale de transition écologique et d’économie circulaire. Le projet régional bénéficie d’un cofinancement de l’ADEME et de Nantes Métropole.