Le magasin de Montaigu-Vendée est ouvert tous les vendredis 9h-12h30 et 14h-17h30

Économie circulaire culturelle en Pays de la Loire : l’étude est sortie, place aux expérimentations !

Après 8 mois d’enquête, de rencontres et de terrain, notre étude sur la structuration de l’économie circulaire culturelle en Pays de la Loire est disponible. 72 pages de diagnostic, d’enseignements et de pistes d’action… mais surtout un point de départ pour 3 expérimentations qui commencent maintenant.

Depuis novembre 2025, nous sommes allé.es à la rencontre des acteur.ices culturel.les, des collectivités, des structures de l’économie circulaire et de l’ESS en Pays de la Loire avec une question en tête : comment mieux faire circuler les ressources du secteur culturel à l’échelle régionale ?

Décors, matériaux, équipements techniques, espaces de stockage, outils, savoir-faire… Les ressources sont là, les pratiques de prêt, de réemploi et de mutualisation aussi, mais elles restent parfois difficiles à identifier, éloignées les unes des autres ou complexes à organiser.

Pendant 8 mois, nous avons donc observé, écouté, visité, cartographié et travaillé avec les acteur.ices du territoire. Aujourd’hui, l’étude est terminée. Et la suite commence.

Du terrain, pas seulement des questionnaires

Pour comprendre ce qui se joue réellement derrière les stocks, les ateliers, les réserves et les besoins des équipes, il fallait aller voir sur place.

L’étude s’appuie notamment sur 101 entretiens qualitatifs menés dans 75 structures, 20 visites de stocks et de sites et 3 ateliers d’intelligence collective réunissant 57 participant.es. Nous avons également accueilli 4 délégations à La Ressourcerie Culturelle, rencontré 70 participant.es lors des portes ouvertes de notre Antenne logistique nantaise et contribué à 8 événements professionnels.

Ce travail de terrain nous a permis de regarder au-delà des seules questions de réemploi : où sont les ressources ? Pourquoi restent-elles parfois immobilisées ? Comment sont organisés les stocks ? Qu’est-ce qui est déjà prêté ou mutualisé ? Quels outils manquent pour faciliter les échanges ?

Les ressources sont déjà là. L’enjeu, c’est de les faire circuler

L’étude confirme un constat important : il ne s’agit pas nécessairement de créer partout de nouveaux équipements ou de nouvelles structures.

Sur les territoires, il existe déjà des gisements de matériels et de matériaux, des espaces, des compétences, des réseaux et des habitudes de coopération. Mais ces ressources sont encore inégalement réparties, parfois peu visibles et insuffisamment connectées entre elles.

Autrement dit : la matière ne suffit pas, il faut la faire circuler !

Cela suppose du réemploi, bien sûr, mais aussi de la mutualisation, du stockage, de la logistique, des outils partagés, de la transmission et de l’animation de réseau. Et les réponses ne peuvent pas être exactement les mêmes partout.

Une région, plusieurs besoins : 3 territoires pour expérimenter

Plutôt que d’imaginer un modèle unique à déployer sur toute la région, nous avons choisi de partir des besoins et des dynamiques déjà présentes localement. 3 expérimentations vont donc permettre de tester des réponses différentes.

  • À Angers, nous allons travailler avec La Ressourcerie des Biscottes pour tester une activité de réemploi culturel au sein d’une ressourcerie généraliste : repérer les gisements, organiser les premières collectes, aménager un espace dédié et tester la vente, la location et la mutualisation.
  • En Mayenne, l’enjeu sera d’accompagner La Station, portée par Au Foin de la Rue, dans son changement d’échelle : mieux mailler le département, identifier de nouveaux gisements, rendre les ressources plus accessibles et consolider son fonctionnement.
  • À Saint-Nazaire, le travail portera davantage sur les stocks déjà existants : les cartographier, identifier les équipements qui pourraient être partagés et structurer des pratiques de mutualisation entre les structures culturelles du territoire.

3 terrains, donc, et 3 questions différentes. Avec un même principe : partir de l’existant, tester avec les acteur.ices et construire des solutions qui puissent ensuite être portées localement.

Notre objectif : relier plutôt que centraliser

Cette étude ne prépare pas l’ouverture d’une Ressourcerie Culturelle dans chaque département. L’ambition est autre : faire émerger un réseau régional de solutions locales, complémentaires et autonomes, capables de coopérer entre elles.

Notre rôle sera notamment de faciliter les liens entre les territoires, transmettre des méthodes et des outils, accompagner la structuration de projets locaux et faire circuler les ressources vers les endroits où elles peuvent être utiles. La Ressourcerie Culturelle continuera également à jouer son rôle de plateforme logistique connectée aux dynamiques régionales et nationales.

L’objectif à terme : que les besoins et les gisements soient mieux identifiés, que les ressources circulent davantage et que les savoir-faire puissent être partagés d’un territoire à l’autre.

L’étude est terminée. Le travail, lui, continue

Cette publication clôt la première étape du projet : celle de l’observation et du diagnostic menée de novembre 2025 à juin 2026. Elle ouvre maintenant une nouvelle phase, consacrée aux expérimentations opérationnelles et à l’animation d’une dynamique régionale, prévue de juillet 2026 à décembre 2027. L’objectif final est de faire émerger des modèles pérennes capables d’ancrer durablement l’économie circulaire dans les pratiques du secteur culturel en Pays de la Loire.

Nous allons donc tester. Observer ce qui fonctionne… ou pas, adapter, documenter, transmettre, et surtout continuer à construire avec les acteur.ices concerné.es. Parce qu’une économie circulaire culturelle ne se décrète pas : elle s’organise collectivement, à partir des ressources, des usages et des coopérations déjà présents sur les territoires.

Envie d’aller plus loin ?

2 formats sont disponibles selon le temps que vous avez devant vous :

→ Découvrir la synthèse « Et si les ressources culturelles circulaient davantage ? » : 8 pages pour comprendre les principaux constats, les 3 expérimentations et la suite du projet.

→ Lire l’étude complète « Structuration de l’économie circulaire culturelle en Pays de la Loire » : 72 pages pour entrer dans le diagnostic, découvrir les observations de terrain, les gisements identifiés, les dynamiques territoriales et les préconisations qui ont conduit aux expérimentations.

Vous êtes une structure culturelle, une collectivité ou un acteur de l’économie circulaire en Pays de la Loire ? Ces expérimentations sont aussi faites pour nourrir les échanges et les coopérations. Parlons-en !

Votre contact autour de la structuration régionale : Clémence Ménard (region@laressourcerieculturelle.com / 06 07 73 99 30)

Étude réalisée avec le soutien de l’Union Européenne (FEDER) et de la Région Pays de la Loire, dans le cadre de la stratégie régionale de transition écologique et d’économie circulaire. Ce projet bénéficie d’un cofinancement de l’ADEME et de la Métropole de Nantes.

Les Cafés des Pros sont de retour cet automne !

Trois RDV à Montaigu-Vendée et Angers pour parler réemploi, mutualisation et ressources dans le secteur culturel. Avec des exemples concrets, des retours de terrain… et du café, évidemment !

Comment intégrer davantage de réemploi dans un projet ? Où trouver des matériaux ou du matériel ? Que peut-on mutualiser ? Comment anticiper la fin de vie d’un décor ? Et surtout : comment faire tout ça sans compliquer encore un peu plus le quotidien des équipes ?

Cet automne, les Cafés des Pros de La Ressourcerie Culturelle reviennent avec 3 RDV en Pays de la Loire.

L’objectif reste le même : créer un temps entre professionnel.les pour découvrir des solutions qui existent déjà, partager les difficultés rencontrées sur le terrain et faire avancer les projets.

Le réemploi, mais version terrain

Pas de grande leçon théorique sur la transition écologique ici.

Pendant les Cafés des Pros, on parle de ce qui existe, de ce qui fonctionne et aussi de ce qui coince.

Collecte de décors et de matériel, sourcing de matériaux de réemploi, location, mutualisation, éco-conception, logistique, stockage… Les sujets abordés partent des réalités des participant.es, des nôtres et des projets en cours.

Vous pouvez donc venir avec une problématique très précise, un projet encore au stade de l’idée ou simplement l’envie de comprendre comment fonctionnent les solutions de réemploi culturel sur le territoire.

C’est aussi l’occasion de rencontrer d’autres professionnel.les confronté.es aux mêmes questions. Parce qu’on le constate tous les jours : le réemploi fonctionne beaucoup mieux quand les ressources, les besoins et les compétences sont mis en réseau.

Trois Cafés des Pros cet automne

Vendredi 2 octobre (9h30 à 11h) Montaigu-Vendée
Rendez-vous à La Ressourcerie Culturelle pour découvrir le lieu, suivre le parcours des ressources et échanger autour de vos projets dans le cadre de la

Jeudi 15 octobre (16h à 18h) Angers
Ce Café des Pros aura lieu à La Ressourcerie des Biscottes et sera consacré à l’expérimentation autour du réemploi culturel professionnel sur le territoire angevin. Un temps pour partager les besoins locaux et réfléchir ensemble aux solutions adaptées au territoire.

Vendredi 27 novembre (9h30 à 11h) Montaigu-Vendée
Retour à La Ressourcerie Culturelle pour une nouvelle visite et un temps d’échange entre professionnel.les.

Venir avec un projet, c’est encore mieux

Vous préparez une scénographie, un festival, un aménagement, une exposition ou un événement ? Vous cherchez à acheter moins neuf, à mutualiser certains équipements ou à mieux anticiper la fin de vie de vos productions ?

Parlons-en !

Plus le réemploi est intégré tôt dans un projet, plus les possibilités sont nombreuses : partir des matériaux disponibles, adapter certains choix techniques, identifier des équipements à louer ou mutualiser, anticiper le démontage…

Et si vous ne savez pas encore précisément ce que vous cherchez, ça fonctionne aussi. Les Cafés des Pros sont justement faits pour croiser les expériences et faire émerger des solutions.

Infos pratiques

Les Cafés des Pros sont gratuits, sur inscription, et s’adressent aux professionnel.les de la culture et de l’événementiel en Pays de la Loire : compagnies, artistes, lieux, festivals, technicien.nes, scénographes, collectivités, prestataires…

Vous connaissez une structure qui pourrait être intéressée ? Faites circuler l’info dans vos réseaux professionnels.

Le réemploi culturel ne se construit pas chacun dans son coin. Alors autant commencer autour d’un café !

Une matériauthèque à Nantes pour rapprocher les ressources de vos projets

Du contreplaqué, des châssis, des feuilles de décor, de la quincaillerie… Dès maintenant, une sélection de matériaux issus de nos collectes est disponible directement sur notre antenne nantaise.

Pour intégrer le réemploi dans un projet, encore faut-il pouvoir accéder facilement à la matière. La voir, la toucher, prendre des cotes, vérifier l’état ou le format et surtout se projeter.

C’est un besoin que vous nous avez remonté depuis l’ouverture de notre antenne de Nantes en 2025. Alors on adapte notre outil : notre relais logistique devient aussi une matériauthèque professionnelle, accessible du lundi au vendredi sur RDV.

Du relais logistique à la matériauthèque

Depuis 18 mois, notre antenne de l’Île de Nantes facilite déjà la circulation des ressources entre Montaigu-Vendée et la métropole nantaise : retraits de commandes, locations, retours et dépôts de matériel.

L’antenne a tourné tout l’été et les échanges avec les acteur.ices du territoire ont confirmé un besoin : avoir aussi de la matière disponible directement sur place.

Parce qu’un panneau de contreplaqué repéré à 30 kilomètres reste parfois… un panneau de contreplaqué à 30 kilomètres. Et quand on est en pleine construction, la logistique peut vite faire pencher la balance vers l’achat neuf.

La matériauthèque vient donc compléter le rôle de l’antenne : rapprocher une partie de nos stocks des projets nantais pour faciliter le réflexe réemploi.

Qu’est-ce qu’on peut trouver à Nantes ?

On démarre avec une sélection de ressources issues de nos collectes : châssis et feuilles de décor, panneaux de contreplaqué, élingues, cordes, quincaillerie ou encore éléments de scénographie (maisonnette, buste, baignoire…) qui attendent leur prochain projet.

Le stock évoluera au fil des collectes et des ressources qui repartent.

L’idée n’est pas de reproduire à Nantes notre magasin et nos stocks de Montaigu-Vendée. La matériauthèque nantaise est volontairement plus ciblée : une sélection de ressources disponibles localement, complétée par notre stock principal à Montaigu.

Avant d’acheter neuf, venez voir ce qui existe déjà

C’est tout l’enjeu de cette évolution. Quand le réemploi arrive trop tard dans un projet, une grande partie des choix est déjà figée : dimensions, matériaux, assemblages, budget… et la commande de neuf est parfois déjà partie.

À l’inverse, venir voir les ressources disponibles dès la conception ouvre d’autres possibilités : adapter un décor à un panneau existant, partir d’un châssis déjà construit, détourner un élément scénographique ou simplement trouver les quelques mètres de tasseaux qui évitent une nouvelle commande.

Vous préparez une scénographie, un décor, une exposition, un aménagement ou une construction temporaire ? Même si votre projet n’est pas encore complètement ficelé, c’est justement le bon moment pour passer.

Une matériauthèque pensée avec les usages du territoire

Cette nouvelle étape s’inscrit dans la logique qui guide le développement de notre antenne depuis son ouverture : on ne cherche pas à dupliquer Montaigu à Nantes, mais à construire un outil adapté aux besoins locaux.

On commence avec une première sélection, on observe les usages, on écoute vos besoins et on fera évoluer le stock en conséquence.

Bref : on teste, on ajuste, on construit avec vous. Le réemploi aussi, ça s’expérimente.

Venez chercher vos matériaux à Nantes

Sylvain vous accueille sur RDV du lundi au vendredi, de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30, pour découvrir les ressources disponibles, parler de votre projet et chercher les matériaux qui pourraient y trouver leur place.

Un projet, quelques dimensions ou une idée encore en chantier ? Venez voir ce qui existe avant d’acheter neuf.

Plus les ressources sont accessibles, plus elles circulent. Et moins on a besoin de produire à nouveau.

De l’Opéra de Paris à Montaigu-Vendée : 5 semi-remorques de ressources remises dans la boucle

Une collecte de cette ampleur ne se gère pas seul. Elle montre pourquoi le réemploi culturel a besoin d’un réseau structuré, capable de faire circuler les ressources là où elles pourront réellement servir.

En août, on a participé à une importante opération de collecte de productions déclassées de l’Opéra national de Paris.

À l’arrivée : 5 semi-remorques de décors, matériaux et équipements sélectionnés pour leur potentiel de réemploi et acheminés jusqu’à Montaigu-Vendée.

Mais déplacer des tonnes de matière d’un point A à un point B ne suffit pas à faire du réemploi. Tout l’enjeu est maintenant de remettre ces ressources en circulation.

Avant les camions, il y a le tri

Sur une collecte de cette ampleur, tout ne doit pas partir.

Le travail commence donc sur place, avec un pré-tri des éléments : état, matériaux, dimensions, potentiel de réutilisation, contraintes de transport…

L’objectif est simple : ne pas faire parcourir plusieurs centaines de kilomètres à un élément qui n’a aucune perspective réaliste de réemploi.

Parce que déplacer un déchet ne le transforme pas magiquement en ressource (ce serait un peu trop facile !).

Cette étape de tri et orientation fait partie intégrante de notre métier : identifier ce qui peut réellement retrouver un usage et concentrer nos moyens logistiques sur ces ressources.

Le RESSAC : quand une ressourcerie seule ne suffit plus

Cette opération a été organisée par le RESSAC, le réseau national des ressourceries artistiques et culturelles, dont La Ressourcerie Culturelle est membre fondateur.

Son intérêt est très concret : Lorsqu’un gisement dépasse les capacités d’une structure ou d’un territoire, le réseau permet de chercher une solution à plusieurs : partager les informations, identifier les capacités de stockage, répartir les flux et mobiliser les moyens logistiques disponibles.

Le but n’est pas de savoir qui récupérera le plus. Mais plutôt où chaque ressource aura le plus de chances d’être réemployée. C’est cette coopération qui permet progressivement de passer d’initiatives locales à une véritable filière professionnelle du réemploi culturel.

Collecter n’est que la moitié du travail

Les 5 semi-remorques sont arrivés. Maintenant, il faut que ça reparte !

Chaque ressource doit être réceptionnée, triée, identifiée, parfois adaptée, référencée, stockée puis rendue accessible à de nouveaux projets. C’est tout ce travail de valorisation, beaucoup moins spectaculaire qu’un alignement de semi-remorques mais absolument essentiel, qui transforme réellement un ancien décor en ressource.

Et la réussite de cette opération ne se mesurera donc pas seulement en tonnes collectées. Elle se mesurera surtout en tonnes effectivement réemployées.

Avant d’acheter neuf, regardons ce qui existe déjà

Ces matériaux ont déjà été extraits, transformés, transportés et utilisés pour fabriquer des productions. L’énergie et les ressources nécessaires à leur fabrication ont déjà été dépensées. Alors avant de commander un nouveau panneau, de fabriquer un nouveau châssis ou de repartir de zéro pour une scénographie, la première question peut être toute simple : Est-ce que ce dont j’ai besoin existe déjà quelque part ? C’est précisément pour rendre cette question actionnable que nous constituons et faisons circuler ces stocks.

Encore faut-il penser au réemploi suffisamment tôt : quand les plans peuvent encore évoluer, que les choix techniques ne sont pas figés et que le sourcing peut réellement influencer la conception.

Faire circuler plutôt qu’accumuler

Notre objectif n’est pas de remplir 3 500 m² de stock à Montaigu. Un entrepôt plein n’est pas un indicateur de réussite. Non , notre rôle est de faire circuler les ressources : qu’une feuille de décor sortie d’une production puisse devenir la matière première d’une autre scénographie, qu’un panneau soit recoupé pour un aménagement, qu’une structure soit adaptée plutôt que reconstruite.

Et quand une solution ne fonctionne pas ? On l’analyse, on apprend et on adapte nos prochaines collectes. Parce que structurer une filière encore jeune, c’est aussi expérimenter : comprendre quels matériaux circulent, lesquels trouvent difficilement preneur, quelles contraintes freinent leur réemploi et quelles solutions permettent de les lever.

Maintenant, à vous de les faire repartir

Ces ressources sont arrivées à Montaigu-Vendée et vont être ajoutées progressivement à notre catalogue. La prochaine étape se joue avec vous. Vous préparez un décor, une exposition, un tournage, un aménagement ou un événement ? Avant de faire votre liste d’achats neufs, venez voir ce qui existe déjà. Une partie des ressources est disponible en ligne, mais nos 3 500 m² de stocks réservent beaucoup plus de possibilités que ce que vous voyez sur notre boutique.

Parlez-nous de votre projet suffisamment tôt : notre équipe pourra vous orienter vers les matériaux disponibles et vous aider à intégrer le réemploi dès la conception.

Collecter évite la benne. Réemployer évite de produire à nouveau. Et c’est bien là tout l’objectif !

À Angers, le réemploi culturel passe à l’expérimentation… avec vous !

Le 15 octobre, les équipes de La Ressourcerie Culturelle et de La Ressourcerie des Biscottes se retrouveront à Angers pour lancer officiellement l’expérimentation consacrée au réemploi culturel professionnel.

Après une journée de travail entre équipes, la rencontre s’ouvrira, de 16 h à 18 h, aux acteurs et actrices de la culture, de l’événementiel, de l’ESS, de l’économie circulaire ainsi qu’aux collectivités du territoire.

L’objectif n’est pas de venir installer à Angers une copie conforme de ce qu’on fait déjà ailleurs. On apporte notre expérience, nos méthodes et notre expertise du réemploi culturel. Mais l’outil angevin, ses services et son fonctionnement devront se construire avec celles et ceux qui connaissent le territoire, ses pratiques, ses contraintes et ses ressources…. autrement dit, avec vous !

Ce projet est aussi le vôtre : venez nous rencontrer et prendre part à sa construction.

Une nouvelle étape pour l’économie circulaire culturelle en Maine-et-Loire

Depuis 2018, on développe des solutions d’économie circulaire adaptées aux réalités du secteur culturel et événementiel : collecte et valorisation de décors, de mobilier, de matériaux et d’équipements techniques, vente et location de matériel, mutualisation, stockage, démantèlement ou encore mise à disposition d’espaces de construction.

À la fin de l’année 2025, dans le cadre de notre projet de structuration régionale, on a engagé un travail de terrain pour mieux comprendre les besoins, les ressources et les pratiques déjà présentes en Pays de la Loire.

Sur le territoire angevin, la mobilisation a rapidement été au rendez-vous.

Les échanges avec les structures locales ont fait ressortir plusieurs besoins : disposer d’un outil opérationnel de proximité, faciliter la collecte et le réemploi des équipements, rendre les ressources disponibles plus visibles, structurer les pratiques de mutualisation et renforcer les liens entre les acteurs du territoire.

Cette démarche s’est appuyée sur des rencontres avec des structures culturelles, des collectivités, des réseaux professionnels et des acteurs du réemploi. Elle a également permis d’identifier des gisements de matériel, des pratiques de coopération déjà actives et une réelle envie d’aller plus loin collectivement.

À l’issue de cette phase d’étude, la décision a été prise de lancer trois expérimentations territoriales en Pays de la Loire. Angers est l’un de ces territoires pilotes !

Une expérimentation accueillie par La Ressourcerie des Biscottes

L’expérimentation angevine vise à tester la faisabilité d’une activité de réemploi culturel professionnel intégrée à une ressourcerie généraliste.

Concrètement, il s’agit d’imaginer, de tester et d’ajuster une offre destinée aux professionnels de la culture et de l’événementiel : collecte de matériels, stockage, vente, location, mutualisation, accompagnement des structures ou encore mise en relation des besoins et des ressources.

La Ressourcerie des Biscottes constitue un terrain particulièrement pertinent pour mener cette expérimentation. Déjà engagée dans le réemploi et en lien avec des acteurs culturels et événementiels, elle pourrait accueillir un espace consacré aux ressources issues du spectacle vivant, des manifestations, de la scénographie et des productions artistiques.

Mais on ne vient pas avec un modèle prêt à copier.

Ce qui fonctionne à Montaigu-Vendée ne peut pas être simplement dupliqué à Angers. Les gisements ne sont pas les mêmes, les contraintes logistiques diffèrent, les coopérations existent déjà sous d’autres formes et les besoins doivent encore être précisés.

Notre rôle sera donc d’apporter un cadre, des outils, un retour d’expérience et une expertise opérationnelle. Celui des acteurs locaux sera tout aussi essentiel : faire remonter les usages, identifier les freins, tester les services et contribuer à définir un fonctionnement adapté au territoire.

L’ambition, à terme, est de permettre l’émergence sur l’agglomération angevine d’un espace de réemploi culturel pérenne, approprié, piloté et animé localement.

Le 15 octobre : passer ensemble du diagnostic à l’action !

Après plusieurs mois d’étude et de travail préparatoire, cette journée marquera le lancement officiel de l’expérimentation.

Dans un premier temps, les équipes de La Ressourcerie Culturelle et de La Ressourcerie des Biscottes travailleront ensemble sur les modalités concrètes du projet :

  • l’organisation des espaces
  • les flux de collecte et de sortie du matériel
  • la typologie des gisements à accueillir
  • les services à tester
  • la mobilisation des structures utilisatrices et contributrices
  • l’articulation avec les dynamiques déjà présentes sur le territoire

Un temps nécessaire pour commencer à traduire les intentions en solutions très concrètes … et mettre les mains dans les flight-cases, les éléments de décor, les chutes de matériaux, les équipements techniques et les problématiques de stockage !

De 16 h à 18 h : venez voir, questionner et contribuer

À partir de 16 h, la journée changera de format.

On ouvrira les portes de cette rencontre aux acteurs et actrices de la culture, de l’événementiel, de l’économie sociale et solidaire, de l’économie circulaire ainsi qu’aux collectivités qui souhaitent découvrir ce qui se prépare sur le territoire angevin en matière de réemploi culturel.

Pendant deux heures, nous vous proposerons :

  • une visite de La Ressourcerie des Biscottes et des espaces mobilisés pour l’expérimentation
  • une présentation du projet, de ses objectifs et des prochaines étapes
  • des échanges avec les équipes de La Ressourcerie des Biscottes et de La Ressourcerie Culturelle
  • un temps pour partager vos besoins, vos pratiques, vos ressources, vos contraintes et vos idées

Que vous représentiez un lieu de spectacle, une compagnie, un festival, un prestataire technique, une école d’art, une collectivité, un réseau professionnel ou une structure de l’ESS, votre expérience peut nourrir le projet.

Vous stockez des décors sans savoir quoi en faire après exploitation ?
Vous cherchez régulièrement du mobilier, des matériaux ou des équipements à prix solidaire ?
Vous manquez d’espace de stockage ?
Vous prêtez déjà du matériel de manière informelle ?
Vous avez envie de mutualiser certaines ressources, mais vous ne savez pas par où commencer ?

Venez nous en parler.

Car vous l’avez compris, on ne prétend pas avoir toutes les réponses avant même que l’expérimentation commence. C’est précisément l’intérêt de cette phase : tester, observer, ajuster et construire des solutions utiles avec les structures concernées.

Un outil de réemploi n’existe que s’il est utilisé et partagé

Un espace de réemploi culturel ne se construit pas uniquement avec des rayonnages, des mètres carrés et un inventaire de matériel.

Il prend vie grâce aux structures qui confient des éléments de scénographie, du mobilier, des matériaux ou des équipements. Grâce à celles qui les réemploient sur une prochaine création, un événement ou un aménagement. Grâce aux équipes qui mutualisent leurs ressources. Grâce aussi aux partenaires qui facilitent les coopérations et rendent ces pratiques possibles dans la durée.

Le 15 octobre ne sera donc pas seulement une présentation du projet.

Ce sera une première occasion de nous rencontrer, de confronter les idées aux réalités du terrain et de commencer à définir ensemble les contours d’un outil adapté au territoire angevin.

Un projet inscrit dans une dynamique régionale

Cette expérimentation s’inscrit dans une démarche plus large de structuration de l’économie circulaire culturelle en Pays de la Loire.

Le projet bénéficie du soutien de l’ADEME, de la Région Pays de la Loire, de l’Union européenne dans le cadre du FEDER et de Nantes Métropole. Ces financements permettent de mener les diagnostics territoriaux, d’animer les coopérations et de tester de nouvelles formes d’organisation au plus près des besoins des professionnels.

Informations pratiques

Rencontre autour de l’expérimentation angevine de réemploi culturel

Date : 15 octobre
Horaires d’ouverture aux professionnels : de 16 h à 18 h
Lieu : La Ressourcerie des Biscottes, Angers
Publics concernés : acteurs et actrices de la culture, de l’événementiel, de l’ESS, de l’économie circulaire, collectivités et partenaires du territoire.

Gratuit, sur inscription :

Vous avez du matériel à transmettre, des besoins en équipements, des problématiques de stockage, des pratiques de mutualisation à partager ou simplement l’envie de comprendre comment cette expérimentation va se construire ?

Venez rencontrer les équipes, visiter le lieu et prendre part à la suite.

43 tonnes de matériaux sauvées grâce à la coopération entre ressourceries artistiques et culturelles

Quand un gisement est trop important pour une seule structure, le réseau prend le relais.

En juillet, plus de 43 tonnes de matériaux scénographiques ont rejoint nos stocks à Montaigu-Vendée.

Contreplaqué, tasseaux, planchers, toiles, feuilles de décor… soit 3 semi-remorques de ressources destinées à une nouvelle vie.

Cette collecte n’aurait jamais été possible sans la coopération entre plusieurs membres du RESSAC (le réseau national des RESSourceries Artistiques et Culturelles).

Parce que parfois, faire du réemploi, ce n’est pas seulement récupérer des matériaux. C’est être capable de les accueillir, de les répartir et de les remettre rapidement en circulation.


Une ressourcerie seule ne peut pas tout absorber

Dans le spectacle vivant ou l’événementiel, certains démontages génèrent des volumes considérables en seulement quelques jours. Des dizaines de tonnes de matériaux sortent d’un lieu. Le temps, lui, ne s’arrête pas.

Il faut :

  • Démonter
  • Charger
  • Libérer les espaces.
  • Et trouver immédiatement où ces ressources vont pouvoir repartir.

A certaine période ça ne pose pas de problème, à d’autre c’est plus compliqué et une seule ressourcerie ne peut absorber tous ces flux : Par manque de place, de temps ou de moyens logistiques. Sans solution collective, une partie de ces matériaux finirait tout simplement en benne.


C’est là que le RESSAC devient un véritable outil

Le RESSAC ne sert pas uniquement à partager des idées. Il permet de partager des capacités.

Lorsqu’une collecte dépasse ce qu’une structure peut accueillir, les membres du réseau s’organisent.

  • Qui a de la place ?
  • Qui peut accueillir du contreplaqué ?
  • Qui recherche des châssis ?
  • Qui dispose d’une équipe pour réceptionner rapidement plusieurs tonnes de matériaux ?

Les volumes sont répartis entre plusieurs ressourceries plutôt que d’être abandonnés. Le bon matériau rejoint le territoire où il aura le plus de chances d’être réemployé. C’est cette organisation qui permet aujourd’hui de traiter des gisements que personne ne pourrait gérer seul.


Coopérer plutôt que se faire concurrence

Cette collecte début juillet illustre parfaitement notre manière de travailler : Notre objectif n’est pas de récupérer le plus de matériaux possible. Notre objectif est qu’ils soient réemployés.

Parfois, cela signifie les conserver sur le territoire où ils ont été utilisés. Parfois, cela signifie les orienter vers une autre ressourcerie du réseau. Chaque structure connaît son territoire, ses capacités de stockage, les projets en cours et les besoins de ses professionnel.les.

En travaillant ensemble, on évite les doublons, on optimise les transports et on augmente les chances que chaque matériau retrouve rapidement une utilité. Le réemploi fonctionne mieux quand on coopère que lorsqu’on travaille chacun dans son coin.


43 tonnes qui vont repartir dans de nouveaux projets

À Montaigu, nous avons accueilli notamment :

  • des panneaux de contreplaqué
  • des tasseaux
  • des planchers
  • des toiles
  • des feuilles de décor

Ces matériaux sont progressivement triés, référencés puis remis en circulation. Une grande parti est déjà prête pour servir à construire de nouveaux décors, aménager un lieu culturel, préparer une exposition ou équiper un tournage.


Vous préparez un projet ?

Vous êtes scénographe, constructeur.ice, compagnie, lieu culturel, festival ou collectivité ?

Passez nous voir avant d’acheter du neuf.

Une partie de ces matériaux est déjà disponible, et le reste arrivera progressivement en magasin et sur notre boutique en ligne.

Grâce au travail collectif des membres du RESSAC, ces 43 tonnes ont évité la benne. À nous, maintenant, de les remettre dans la boucle !

Nantes : La Ressourcerie Culturelle donne une seconde vie au matériel de spectacle

À Nantes, le réemploi prend une place grandissante dans le secteur culturel. Grâce à son antenne installée sur l’Île de Nantes, La Ressourcerie Culturelle récupère, répare et remet en circulation du matériel de spectacle destiné à être jeté.

Une démarche qui réduit les déchets tout en permettant aux professionnels de la culture de s’équiper à moindre coût.

À retenir

  • La Ressourcerie culturelle réemploie décors, équipements techniques et mobilier issus du secteur culturel.
  • Une antenne logistique est installée sur l’Île de Nantes depuis avril 2025 pour accompagner les acteurs locaux.
  • Plus de 545 tonnes de matériel ont déjà été collectées depuis 2019, avec environ 60 % revalorisés.

La Ressourcerie culturelle renforce le réemploi à Nantes

Créée en 2018 à Montaigu-Vendée, La Ressourcerie Culturelle est une association de l’économie sociale et solidaire spécialisée dans le réemploi du matériel du spectacle vivant et de l’événementiel.

Son objectif est simple : éviter que des équipements encore utilisables finissent à la benne. Selon Nantes Métropole, cette démarche contribue à limiter le gaspillage tout en offrant une seconde vie à des milliers d’objets utilisés lors de festivals, spectacles ou expositions.

J’ai déjà constaté, lors de visites dans plusieurs lieux culturels, que les décors et équipements sont souvent stockés pendant des années faute de solution adaptée. Ce type d’initiative répond à un besoin bien réel.

« Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas. Donner une seconde vie au matériel culturel permet de préserver les ressources tout en soutenant la création. »

Comment fonctionne La Ressourcerie Culturelle au quotidien ?

Le principe repose sur une véritable chaîne de valorisation.

Les équipes récupèrent le matériel auprès de théâtres, opéras, festivals, musées ou salles de concerts avant de lui offrir une nouvelle utilisation.

Les principales étapes sont :

  • collecte du matériel auprès des structures culturelles ;
  • tri, réparation et remise en état dans les ateliers ;
  • stockage mutualisé ;
  • vente ou location à prix solidaire ;
  • orientation vers une filière de recyclage lorsque le matériel est irréparable.

Selon La Ressourcerie Culturelle, cette organisation favorise une économie circulaire adaptée aux besoins des professionnels du secteur.

Une antenne de La Ressourcerie Culturelle au cœur de Nantes

Depuis avril 2025, une antenne logistique de 250 m² est installée au sein du tiers-lieu Min de Rien, sur l’Île de Nantes.

Cette implantation rapproche les services de la métropole nantaise et limite les déplacements entre Nantes et le site principal de Montaigu-Vendée, qui s’étend sur près de 3 000 m².

L’antenne ouvre deux fois par semaine afin de :

  • recevoir les équipements devenus inutiles ;
  • préparer les commandes destinées aux structures locales ;
  • faciliter les locations et les ventes.

Selon La Ressourcerie Culturelle, cette proximité permet également d’accompagner davantage de projets culturels nantais.

Des centaines de tonnes de matériel déjà revalorisées

Les résultats montrent l’ampleur du dispositif.

IndicateurChiffre
Création de l’association2018
Antenne nantaiseAvril 2025
Surface de l’antenne250 m²
Site principal3 000 m²
Matériel collecté depuis 2019Plus de 545 tonnes
Matériel revaloriséEnviron 60 %

Selon Nantes Métropole, plus de 545 tonnes de matériel ont été collectées depuis 2019. Environ 60 % ont pu être réemployées, tandis que les équipements non réutilisables sont orientés vers des filières de recyclage spécialisées.

Des partenaires majeurs soutiennent La Ressourcerie Culturelle

La structure collabore aujourd’hui avec plusieurs acteurs incontournables du secteur culturel.

Le Hellfest ou encore Nantes Angers Opéra font partie des partenaires qui confient régulièrement leurs équipements.

Avec l’opéra, 14,5 tonnes de décors et de matériels techniques ont été inventoriées, testées puis proposées à la vente ou à la location. Cette traçabilité facilite également les démarches liées aux engagements environnementaux des institutions.

J’ai souvent observé que les collaborations entre structures culturelles permettent de mutualiser des équipements coûteux. Ici, cette logique profite autant aux grandes institutions qu’aux petites compagnies.

Témoignage

« Grâce à la Ressourcerie culturelle, nous avons pu équiper notre compagnie avec du matériel de qualité tout en respectant notre budget. »

Quels avantages pour les professionnels de la culture à Nantes ?

Pour les théâtres, compagnies ou festivals, cette solution présente plusieurs bénéfices.

Plutôt que de conserver du matériel inutilisé ou de le jeter, ils peuvent le céder à La Ressourcerie Culturelle, qui lui trouvera un nouvel usage.

Ils peuvent également acheter ou louer :

  • du matériel de sonorisation ;
  • des équipements lumière ;
  • des décors ;
  • du mobilier ;
  • des accessoires de scène.

En parallèle, les équipes proposent un accompagnement vers des pratiques plus durables, notamment en matière d’éco-conception et de mutualisation.

Selon l’Écothèque, cette approche permet aux structures culturelles de réduire leur impact environnemental tout en maîtrisant leurs coûts.

La Ressourcerie Culturelle démontre ainsi que le réemploi peut devenir un véritable levier de transition écologique pour le monde du spectacle. Pensez-vous que ce modèle devrait être développé dans davantage de villes françaises ? Partagez votre avis en commentaire.

Retrouvez l’article sur Infos Nantes – Publié le 22 juillet 2026

La ressourcerie culturelle : quand l’éco-responsabilité devient un véritable métier

Demain Vendée 13 juillet 2026

La Ressourcerie Culturelle de Montaigu-Vendée, fondée par Damien Forget en 2018, propose la collecte des rebuts du secteur culturel afin qu’ils puissent être réemployés. Du démantèlement à la reconstruction, en passant par la matériauthèque, le parcours de la matière est bien ficelé. Ce sont des centaines de tonnes de décors qui y sont recyclés.

En parcourant les allées, nous apercevons d’immenses morceaux d’une statue de la liberté dispersés dans les ateliers, attendant d’être retravaillés individuellement et réutilisés pour d’autres usages. Mylène Dufaut, chargée de communication et de commercialisation depuis près de 4 ans à La Ressourcerie Culturelle, a vécu les évolutions les plus marquantes de l’association. « Au commencement, il n’y avait pas de salariés. Tous les services étaient externalisés. Désormais, nous sommes 10 salariés et 2 personnes en service civique ». La ressourcerie a opéré une réelle professionnalisation dans le fonctionnement de l’activité. Mylène a participé au challenge du tout numérique. « Il a fallu référencer toutes les fiches produits informatiquement, mettre en place la boutique en ligne sur le site internet. L’idée était de pouvoir proposer tout le catalogue aux utilisateurs, à la vente ou à la location ». La dimension logistique a connu elle aussi un grand pas en avant, avec la récente ouverture d’une antenne à Nantes, pilotée par William et Sylvain, deux employés. « Nous nous sommes aperçus que l’impact du transport n’était plus en adéquation avec nos valeurs écologiques. Avec le soutien de la ville de Nantes, nous avons ouvert cette plateforme pour mieux gérer les flux ».

Découvrez l’intégralité de l’article « La ressourcerie culturelle » dans l’édition papier n°30 de Demain Vendée

Pourquoi certaines ressources ne trouvent-elles pas preneur ?

Parce que notre métier n’est pas seulement de vendre. C’est aussi d’expérimenter, d’apprendre… et parfois de se tromper.

Vous vous posez peut-être la question :

« Si ces matériaux/équipements sont si intéressants, pourquoi sont-ils encore en stock ? »

La réponse est simple : Parce qu’on ne collecte pas uniquement ce qui est sûr de repartir. Notre métier consiste aussi à tester, à observer, à apprendre. Et parfois, cela veut dire accepter qu’une ressource ne trouve jamais son nouveau projet… C’est le prix de l’innovation.


On pourrait ne récupérer que ce qui se revend facilement…

Après 8 ans d’activité, on sait très bien reconnaître les ressources qui trouveront rapidement une nouvelle vie :

  • Les praticables
  • Les structures aluminium
  • Les pendrillons
  • Le contreplaqué

On connaît les besoins des compagnies, des festivals, des lieux culturels. Si notre objectif était uniquement économique, on pourrait s’arrêter là : Ne collecter que ce qui part vite… Et refuser tout le reste. Mais ce n’est pas notre projet !


Notre mission, c’est aussi faire avancer les pratiques

Nous sommes une association. Notre rôle n’est pas seulement de remettre des objets en circulation. Il est aussi d’aider le secteur culturel à évoluer. Cela implique parfois d’accepter des collectes dont le potentiel de réemploi est encore incertain. Pas pour faire du chiffre. Pas pour augmenter artificiellement les tonnages. Mais pour :

  • Comprendre
  • Tester
  • Observer

Et pouvoir ensuite vous faire des retours d’expérience concrets. Car on apprend autant de ce qui fonctionne… que de ce qui ne fonctionne pas !


Les « échecs » sont souvent les meilleurs outils de formation

Quand une scénographie reste plusieurs mois dans nos stocks, on cherche toujours à comprendre pourquoi.

Les réponses tiennent souvent à la manière dont le projet a été conçu :

  • Un décor impossible à transporter
  • Des panneaux collés ou pointés plutôt que vissés
  • Du médium lourd et difficilement réemployable
  • Une structure sans plan de montage ni données techniques

Autant de choix qui semblaient anodins au moment de la construction… mais qui compliquent énormément une seconde vie.

Ces situations deviennent alors de formidables supports de sensibilisation : Elles nous permettent d’expliquer très concrètement comment concevoir des projets plus faciles à démonter, transporter, transformer et réemployer.


Expérimenter fait partie de notre métier

Au départ, nous travaillions principalement avec les festivals. Puis on suivit :

  • Le théâtre
  • Les musées
  • Les opéras
  • Le cinéma…etc

À chaque fois, il a fallu :

  • Apprendre
  • Tester de nouveaux flux.
  • Comprendre de nouveaux matériaux.
  • Identifier de nouveaux usages.

Certaines expérimentations deviennent ensuite de nouveaux services. D’autres nous montrent simplement que certaines ressources trouveront davantage leur place dans une autre filière ou sur un autre territoire. Là encore, c’est utile. Parce que cela nous permet de mieux orienter les prochaines structures qui nous solliciteront.


Et parfois… on ne comprend toujours pas

Il y a enfin une dernière catégorie. Celle des ressources qui, sur le papier, ont tout pour plaire :

  • Elles sont en bon état
  • Elles sont réemployables
  • On leur voit du potentiel

Et pourtant… Personne ne les choisit. Pendant des mois. Impossible d’expliquer pourquoi… Alors plutôt que de les envoyer directement au recyclage, on a décidé de leur laisser une dernière chance.


La zone « Dernière chance »

Pour ces ressources, on a imaginé un nouvel espace un peu particulier. Ici, pas de prix fixé à l’avance, c’est vous qui décidez : 1 €, 5 €, 10 € ( ou davantage !)

L’objectif n’est pas de casser les prix de tout notre magasin : Nous défendons au contraire des tarifs justes : accessibles pour les professionnel.les de la culture, mais suffisants pour faire vivre notre structure avec une dizaine de salarié.es, 2 services civiques, 2 sites (donc 2 loyers), 2 véhicules et toute la logistique qui permet au réemploi d’exister.

La zone Dernière chance répond donc à une situation bien précise : offrir une ultime opportunité de réemploi avant le recyclage.


Le meilleur déchet reste celui qu’on n’a pas eu besoin de recycler

Recycler coûte, financièrement, énergétiquement, humainement. Il faut transporter, trier, broyer, transformer. Le recyclage reste utile dans certain cas. Mais il arrive toujours après le réemploi. Si un châssis peut encore servir à construire un décor, autant qu’il continue sa vie. C’est plus simple et plus sobre !


À vous d’écrire la suite

La zone Dernière chance est faite pour celles et ceux qui savent regarder une matière autrement. Un morceau de décor et un matériaux deviennent le début d’un nouveau projet.

En repartant avec ces ressources, vous nous aidez à éviter le recyclage, à libérer de la place… et surtout à faire circuler un peu plus longtemps des matériaux qui ont encore beaucoup à offrir.

Parce qu’avant d’être un déchet, une ressource mérite toujours qu’on lui laisse une dernière chance.

L’espace Dernière Chance est à retrouver chaque vendredi sur notre site principal à Montaigu-Vendée !

Penser le réemploi dès le début : le 1er matériau d’un projet, c’est souvent ce qui existe déjà

Le réemploi ne commence pas au moment des achats. Il commence au moment où l’on dessine un projet.

Quand on parle de réemploi, beaucoup imaginent qu’il s’agit de remplacer un achat neuf par un matériau de seconde main.

En réalité, le plus gros levier se situe bien avant.

Avant les devis.
Avant les plans définitifs.
Avant la liste des matériaux à commander.

Car une fois le projet figé, les possibilités de réemploi se réduisent rapidement.

Le bon réflexe ? Intégrer le réemploi dès la conception

Imaginer un projet à partir de ressources déjà disponibles change complètement la manière de concevoir.

Au lieu de chercher exactement le matériau imaginé, on s’appuie sur ce qui existe déjà :

  • Un panneau peut devenir une cloison.
  • Un praticable peut être intégré au décor.
  • Une structure métallique peut servir d’ossature.
  • Un mobilier existant peut éviter une fabrication complète.

Ce n’est pas une contrainte : C’est une autre manière de penser et de créer (qui vous fait faire un pas de côté… et ouvre souvent de nouvelles pistes en faisant germer de nouvelles idées !)

Plus on vient tôt, plus les possibilités sont nombreuses

Scénographes, compagnies, festivals, musées, collectivités, bureaux de production… C’est pour ça qu’on vous encourage à venir nous voir dès les premières réflexions.

Plus le projet est encore souple, plus il est facile de :

  • adapter un décor aux matériaux disponibles
  • repenser un aménagement à partir de mobilier existant
  • mutualiser des équipements plutôt que les acheter
  • intégrer le réemploi sans compromis sur les usages

Le réemploi devient alors une ressource de conception, pas une solution de remplacement.

Notre rôle : vous aider à concevoir autrement

À La Ressourcerie Culturelle, on ne fait pas que vendre ou louer des matériaux, décors et équipements.

On vous accompagne pour identifier les ressources disponibles, imaginer leurs usages et intégrer le réemploi dans les choix techniques dès le début du projet.

Bois, quincaillerie, textiles, structures, mobilier, éléments scénographiques, matériel technique… Nos stocks peuvent (et doivent !) être un véritable point de départ pour vos créations.

Le réemploi, c’est aussi une question de calendrier

Attendre la fin de la conception pour penser au réemploi, c’est souvent arriver trop tard.

À l’inverse, intégrer La Ressourcerie Culturelle dès les premières phases du projet permet de gagner en souplesse, de limiter les achats neufs et d’imaginer des solutions parfois plus créatives que celles envisagées au départ.

Le meilleur moment pour penser au réemploi ?

Quand le projet est encore une feuille blanche.


Vous préparez un projet ?

Création théâtrale, exposition, festival, aménagement de lieu ou événement culturel…

Passez nous voir avant de lancer vos achats.

Vous repartirez peut-être avec une idée différente… et des ressources qui existaient déjà !