Le magasin de Montaigu-Vendée est ouvert tous les vendredis 9h-12h30 et 14h-17h30

Faire réseau pour faire mieux : le Réemploi Solidaire prend racine en Pays de la Loire

La semaine dernière, on était à Angers aux côtés d’une dizaine de structures de l’ESS pour une étape symbolique : le lancement officiel du Réseau du Réemploi Solidaire en Pays de la Loire.

Une journée riche en idées, en liens… et en envie d’agir ensemble.


Réemploi solidaire : des métiers différents, des enjeux communs

Recyclerie, ressourcerie, chantier d’insertion, atelier de réemploi… Nos structures sont variées, mais nos enjeux sont souvent les mêmes :

  • Modèles économiques sous pression
  • Concurrence du réemploi lucratif
  • Besoins en mutualisation, en formation et en visibilité

C’est pour y répondre ensemble qu’est né ce réseau régional : pour faire bloc et valoriser le rôle essentiel des structures solidaires du réemploi.


La Ressourcerie Culturelle : une voix culturelle dans un réseau solidaire

Notre particularité ? Le spectacle vivant, les festivals, les décors, les scénos, la mutualisation de matériel pro…
Mais nos défis sont les mêmes que ceux des autres structures.

En étant présent au lancement de ce réseau, on affirme notre volonté de construire des ponts, de créer des complémentarités, et de défendre une vision partagée du réemploi : utile, ancrée et au service de notre territoire.

Un projecteur peut servir dans un théâtre comme dans un lycée.
Un temps de travail autour de la gestion de stock peut servir à une compagnie comme à une ressourcerie. C’est dans ces croisements que le réemploi solidaire prend tout son sens.


Une dynamique régionale… et de notre côté, une étude pour aller plus loin !

Ce lancement résonne aussi avec l’actualité de La Ressourcerie Culturelle :
Nous venons de lancer une étude sur le maillage territorial du réemploi culturel en Pays de la Loire.

Objectif :

  • Repérer les zones blanches
  • Identifier les lieux d’ancrage et projets émergents
  • Imaginer des circuits mieux pensés
  • Mieux relier les ressources aux besoins

Une démarche au long cours, pour que le réemploi culturel devienne une solution accessible partout en Pays de la Loire.


Et maintenant ? Cap sur la coopération

Le mot d’ordre est clair, on garde notre envie d’avancer avec les acteur.ices du territoire, car seul.e on va vite, mais ensemble on va plus loin !

Parce que :

  • La transition ne se décrète pas, elle se construit collectivement
  • Les solutions locales méritent d’être partagées
  • Le réemploi, ce n’est pas juste une question de technique ou de logistique : c’est un projet coopératif, circulaire, résilient

Envie de rejoindre le mouvement du réemploi ?

Vous êtes une structure de l’ESS, une collectivité, un acteur culturel ?
Vous voulez en savoir plus, proposer un partenariat ou simplement découvrir nos services ?

📩 Contactez-nous
☕ Participez à un prochain Café des Pros
🔎 Ou venez nous rencontrer sur le terrain !

Construire ensemble, c’est dans notre ADN !

Une seconde vie pour le projecteur du cinéma Les Ormeaux

Le réemploi, entre mémoire culturelle et avenir circulaire

Début octobre 2025, un projecteur de cinéma Fedi, modèle 15, a quitté le hall du cinéma Les Ormeaux à Jard-sur-Mer pour rejoindre notre entrepôt.
Après avoir été en fonction dans les salles obscures pendant des années, puis été exposé comme pièce patrimoniale dans le hall, cet objet emblématique du 7e art est désormais en attente… d’un nouveau rôle !


Un geste concret pour la transition écologique du secteur culturel

Cet apport volontaire n’est pas qu’un simple transfert d’objet. C’est un acte de réemploi, qui inscrit la mairie de Jard-sur-Mer dans une démarche d’économie circulaire culturelle.

En confiant ce projecteur à La Ressourcerie Culturelle, la commune fait le choix de prolonger la vie d’un équipement chargé d’histoire, en évitant qu’il ne termine à la benne… ou oublié dans une réserve.


Prendre le temps de faire circuler intelligemment

Comme beaucoup de pièces collectées, ce projecteur Fedi ne trouvera pas preneur du jour au lendemain.
Parfois, il faut des semaines, voire des mois, pour qu’un objet technique retrouve sa place dans un projet artistique, scénographique ou muséographique.

Mais c’est aussi ce qui fait la richesse de notre modèle : laisser le temps à l’objet de circuler, en respectant ses potentiels, son histoire, ses usages possibles.

Ici, on ne jette pas : on réinvente.


Valoriser les gestes inspirants

Merci à la mairie de Jard-sur-Mer pour sa confiance, et pour avoir souhaité valoriser cette démarche dans son prochain bulletin municipal.
Faire connaître ces petits gestes, c’est encourager d’autres structures à s’engager à leur tour.

Le réemploi, c’est aussi une culture du récit et du lien. Chaque objet porte une mémoire, mais aussi un futur. Notre rôle : le faire passer de main en main, avec intelligence et attention.


Envie de découvrir ce que nos stocks racontent ?

Décors, équipements techniques, mobilier, éléments rares ou insolites…
Chaque pièce disponible à la vente ou à la location a son histoire.

📍 Venez explorer notre stock à Montaigu-Vendée (boutique ouverte les vendredis)
🔗 ou parcourez notre boutique en ligne.

BTS Audiovisuel : immersion concrète dans les coulisses du réemploi culturel

Quand la production rencontre la valorisation !

En début de semaine nous avons accueilli des étudiant.es en BTS Audiovisuel du lycée Léonard de Vinci (Montaigu), pour trois demi-journées les mains dans le réemploi.

Pas de théorie, pas de conférence… mais de l’action !
Objectif : découvrir les coulisses de l’économie circulaire en participant concrètement à nos chantiers de valorisation.

Un grand merci à elles et eux pour leur énergie, leur curiosité et leur efficacité !


Entretenir pour faire durer

Première mission : remettre en état nos bancs et tables en bois passés par une intense saison de festivals.
Ponçage, nettoyage, protection…

Ici, pas de blabla sur la durabilité : on l’expérimente en vrai, outil en main.
Prolonger la durée de vie du matériel, c’est tout simplement l’un des piliers concrets de l’économie circulaire dans le secteur culturel.


Décors & réemploi

Autre défi : remonter des éléments de décors collectés, pour qu’ils puissent être remis en vente dans notre boutique.

Les étudiant.es ont joué aux « puzzles géants » avec des parquets de scène : tri, assemblage, mesure, photo… tout ce qu’il faut pour que ces matériaux puissent entamer leur seconde vie dans de bonnes conditions.

Une manière directe et immersive de découvrir tout le travail invisible entre une collecte et le réemploi.


Troisième chantier : démonter… pour mieux valoriser

Dernière mission confiée aux étudiant.es : le démontage de décors usagés, déjà largement utilisés en location, mais devenus irréparables.

Objectif : sauver ce qui peut encore servir, et trier le reste intelligemment.
Concrètement, ça veut dire : démonter proprement, repérer les pièces encore utilisables et séparer les autres matériaux pour les orienter vers les bonnes filières de recyclage.

Un bel exercice de tri matière en conditions réelles, qui montre que même en fin de cycle, un décor reste une ressource.

Parce que chez nous, chaque déchet évité est une victoire, et chaque geste de valorisation contribue à une création plus responsable.


Une collaboration gagnant-gagnant

Les étudiant.es sont reparti.es ravis… et nous aussi !

Ce partenariat a été formalisé par une convention éducative, grâce à l’engagement de l’équipe enseignante du lycée.

Former les pros de demain, ça commence par leur donner accès à des expériences concrètes, ancrées dans le réel et les enjeux actuels du secteur.

En parallèle, depuis la rentrée, deux groupes de BTS ont aussi participé à des visites apprenantes dans nos locaux, pour découvrir notre lieu, nos services, et nos pratiques.


Et demain ?

Cette collaboration est encore en phase d’expérimentation : un bilan sera fait avec l’établissement, pour imaginer la suite.

Mais ce premier test montre déjà que :
👉 Oui, il est possible de faire évoluer les pratiques dans le secteur culturel
👉 Et oui, c’est encore plus enthousiasmant quand on le fait ensemble !


Vous êtes une école ou une formation dans le champ culturel ?

Vous cherchez des collaborations locales et utiles pour sensibiliser vos étudiant.es aux enjeux de transition ?


📩 Écrivez-nous ! On est toujours partants pour imaginer des projets pédagogiques concrets, durables… et inspirants !

Une nouvelle vie pour le mobilier du Château des Ducs de Bretagne

Réemploi culturel en action : entre patrimoine, technique et transition

En mai dernier, on a été retenu pour un marché public exemplaire : le démontage, l’évacuation et le réemploi du mobilier de l’accueil-billetterie et de la librairie-boutique du Château des Ducs de Bretagne, à Nantes.

Un défi à la croisée du patrimoine et de l’économie circulaire.
Aujourd’hui, après un démontage précis mené en septembre, la phase de valorisation est lancée : à la recherche d’une nouvelle vie pour ces pièces d’exception !


Réemployer plutôt que jeter : un choix écologique… et technique

Ce marché n’est pas qu’un chantier logistique.
C’est une reconnaissance de notre expertise, celle d’un réemploi exigeant, pensé pour les réalités du secteur culturel.

Notre mission : déposer un mobilier sur-mesure, parfois massif, souvent encastré, sans abîmer ni le lieu, ni les éléments.

Grâce à une équipe pluridisciplinaire (scénographes, technicien.nes spectacle, régie, logistique…) nous avons pu :

  • Diagnostiquer chaque pièce en amont pour anticiper les contraintes techniques
  • Mettre en œuvre une logistique fluide et optimisée
  • Préserver l’intégrité des matériaux à chaque étape : démontage, conditionnement, transport
  • Activer en parallèle notre réseau pour anticiper la réutilisation des pièces dès la fin du chantier

Moins de déchets, plus de ressources locales

Derrière ce marché, un impact environnemental mesurable :

  • Priorité donnée au réemploi : chaque élément a été analysé pour éviter le recyclage ou la mise en déchetterie
  • Suivi carbone de l’opération : flux logistiques, kilométrage, solutions de proximité
  • Réseau d’acteurs mobilisé dès la phase d’étude : compagnies, musées, scénographes, collectivités… pour anticiper le réemploi
  • Stockage et commercialisation dans notre entrepôt de Montaigu : pour donner à chacun une chance de revivre

Une expertise issue du spectacle vivant

Depuis 2018, on développe une méthode rigoureuse et collaborative de valorisation des éléments du secteur culturel. Que l’on parle d’un décor de théâtre, de structure d’exposition ou de mobilier d’accueil, nous savons :

  • Poser un diagnostic réemploi précis
  • Démonter proprement, sans détériorer
  • Traiter, inventorier et mettre en circulation les éléments
  • Accompagner leur nouvelle vie, dans des projets artistiques ou d’aménagement

Et maintenant ? À vous de jouer

Le mobilier du Château des Ducs est en ligne sur notre boutique (à prix solidaire comme toujours) et visible à Montaigu.
Tables d’exposition, banques d’accueil, étagères : chaque pièce a une histoire… et surtout, un avenir !

👉 Vous êtes une compagnie, une scénographe, un musée, une collectivité, un tiers-lieu ? Contactez-nous pour en savoir plus ou réserver une pièce.

👉 Vous êtes curieux.se ? Passez nous voir à Montaigu pour une visite du stock (ouvert tous les vendredis) : l’occasion de découvrir ces éléments prêts à repartir pour une nouvelle mission.


Un chantier mené à plusieurs mains

Merci à nos partenaires pour leur expertise et leur engagement :


Le mot de la fin

Ce marché, ce n’est pas juste un démontage.
C’est une démonstration très concrète de ce que peut être une commande publique écoresponsable, au service de la durabilité culturelle.

Merci au Château des Ducs de Bretagne et au Voyage à Nantes pour leur confiance.
Le réemploi, ici, devient un levier de transition, à la fois culturel, environnemental et citoyen.

ESUS : un label qui confirme notre utilité sociale !

Depuis plus de 3 ans, La Ressourcerie Culturelle est reconnue comme Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS).


Un agrément officiellement renouvelé en 2024, qui conforte ce que nous défendons au quotidien : une économie circulaire utile, ancrée et engagée, au service du secteur culturel.

Alors oui, ESUS, c’est un sigle un peu barbare.
Mais c’est surtout un label fort, qui dit ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons.


L’économie circulaire, au service de la culture

Depuis 2018, on s’attaque à une question simple (mais essentielle) :
👉 Comment faire plus avec moins d’impact environnemental, tout en renforçant les solidarités locales dans le spectacle vivant et l’événementiel ?

Et notre réponse, elle est très concrète :

  • On collecte des décors, matériaux et équipements issus de la culture (théâtres, musées, festivals…)
  • On les revalorise pour les remettre en circulation (vente, location, mutualisation)
  • On propose des espaces partagés pour les pros : ateliers, stockages…
  • On accompagne les structures culturelles vers des pratiques plus sobres et durables (sensibilisation, accompagnement…)

Bref, on est à la croisée des chemins entre logistique, écologie, culture, solidarité et bon sens !


Mais au fait, c’est quoi l’agrément ESUS ?

ESUS, c’est Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale.
Un agrément délivré par l’État, réservé aux structures de l’ESS (Économie Sociale et Solidaire) qui démontrent un impact social ou environnemental significatif.

Pour l’obtenir (et le conserver !) il faut :

  • Avoir une mission d’utilité sociale claire
  • Réinvestir les bénéfices dans le projet (pas d’actionnaires à rémunérer)
  • Garantir une gouvernance équitable et des écarts de salaires encadrés
  • Ne pas être coté en bourse (et spoiler : on ne risque pas de l’être)

On ne s’improvise pas ESUS : c’est un cadre exigeant et un gage de cohérence entre nos valeurs et nos pratiques.


Et pour vous, qu’est-ce que ça change ?

  • Si vous êtes une collectivité, un réseau, un acheteur public :
    Travailler avec une structure ESUS, c’est soutenir des pratiques responsables et des emplois locaux non délocalisables.
  • Si vous êtes une compagnie, une école, un lieu culturel, un festival :
    C’est la garantie d’un partenaire de terrain, aligné sur vos préoccupations écologiques et sociales, qui comprend vos réalités et y répond concrètement.
  • Si vous êtes une fondation ou un investisseur solidaire :
    L’agrément ESUS ouvre la porte à des financements dédiés et à des dispositifs pour soutenir les projets à impact.

En résumé : c’est une reconnaissance institutionnelle, mais aussi un levier de coopération.


Une dynamique ancrée et collective

En 2025, La Ressourcerie Culturelle c’est :

  • Plus de 80 adhérent.es (et ça monte !)
  • Des centaines de projets accompagnés
  • Des tonnes de matériaux remis en circulation
  • Et une implantation solide en Vendée et Loire-Atlantique, avec un développement à l’échelle régionale (Antenne de Nantes, nouveaux partenariats, structuration filière au niveau des Pays de la Loire etc.)

Notre cap ?
Faire circuler les ressources, les pratiques et les idées pour rendre la création culturelle plus sobre, plus coopérative et toujours aussi vivante.


Et maintenant ?

Être ESUS, ce n’est pas une médaille :
C’est un outil pour aller plus loin, structurer, expérimenter, collaborer.

Notre modèle continue d’évoluer, avec vous, pour construire une filière du réemploi culturel ambitieuse, viable et solidaire.

  • Besoin de décors ? de matériaux ? d’un lieu pour construire ?
  • Envie de mutualiser ? de transformer vos pratiques ?

📍 Passez nous voir à Montaigu-Vendée lors de l’ouverture du magasin chaque vendredi (ou sur RDV les autres jours)
Découvrez nos services sur www.laressourcerieculturelle.com
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Spectacle vivant & économie circulaire : l’ASTP en visite à La Ressourcerie Culturelle

Le 29 septembre, on a accueilli à Montaigu-Vendée les membres du groupe de travail “Transition écologique” de l’ASTP (Association pour le Soutien du Théâtre Privé), pour une journée de découverte autour du réemploi et de la mutualisation dans le spectacle vivant.

Une journée d’échanges riches, de visite inspirante et de partages concrets entre pros du théâtre et de l’économie circulaire.


Pourquoi cette visite ?

Parce que pour faire bouger les lignes, il faut se rencontrer, observer, discuter, et poser les mains dans la matière.

En mai dernier, Damien Forget (fondateur de La Ressourcerie Culturelle) avait présenté en visio aux membres de l’ASTP les coulisses d’une ressourcerie culturelle : logistique, modèles économiques, partenariats, outils concrets pour structurer le réemploi à l’échelle d’un territoire.

Cette visite, c’était la suite logique : venir voir ce que ça donne en vrai, et imaginer comment transposer certaines pratiques dans les théâtres privés.


Un contexte de mutation pour le spectacle vivant

L’ASTP, placée sous la double tutelle du ministère de la Culture et de la Ville de Paris, accompagne depuis 1964 les professionnel.les du théâtre privé.

Depuis 2023, elle a engagé une feuille de route ambitieuse autour de la transition écologique, avec une idée forte : Parmi les travaux envisagés, une idée émerge : explorer la faisabilité et la pertinence de créer ou rejoindre une ressourcerie pour impulser une dynamique collective de réemploi dans le spectacle vivant.


L’ASTP, un acteur clé du théâtre privé en transition

Reconnue pour son rôle de soutien économique auprès des théâtres privés producteurs et des entrepreneurs producteurs de spectacles en tournée, l’ASTP encourage la création théâtrale en France et œuvre également au quotidien pour la structuration et la modernisation du secteur.


En s’emparant des enjeux de transition écologique, elle place le développement durable au cœur des stratégies culturelles de demain : formations, accompagnement des lieux, soutien à l’innovation et partage d’expériences entre pairs.


Son engagement auprès de structures comme la notre illustre une volonté claire : transformer collectivement les pratiques de production et d’exploitation, sans sacrifier la créativité ni l’exigence artistique. Cette approche pragmatique et coopérative en fait aujourd’hui un partenaire moteur de la transformation du spectacle vivant.

La venue à Montaigu-Vendée s’inscrivait dans cette démarche : observer un modèle existant, poser les questions, tester des hypothèses, et réfléchir ensemble aux conditions d’essaimage.


Une journée rythmée entre terrain, échanges et retours d’expérience

Matin : immersion au cœur de l’outil !

L’équipe de l’ASTP a découvert les différents espaces de La Ressourcerie Culturelle :

  • Collecte et inventaire de matériel technique et scénique
  • Zones de valorisation et d’éco-conception (atelier)
  • Stockage, matériauthèque, mutualisation, location et ventede matériel

Une visite conçue comme un parcours de la matière : depuis l’arrivée des équipements jusqu’à leur remise en circulation.

Elle s’est prolongée par un temps d’échange approfondi avec Damien, autour de sujets très concrets :

  • Comment on structure un modèle économique hybride ?
  • Quels partenariats nouer avec les lieux de création ?
  • Quelle logistique mettre en place pour que ça tienne dans le temps ?
  • Comment faire réseau à l’échelle d’un territoire ?

Après-midi : témoignages croisés

L’après-midi, place aux retours d’expérience avec 2 structures du territoire :

Supreme Fourbi, en résidence chez nous ce printemps, a présenté sa démarche d’éco-conception : un décor pensé pour durer, conçu à partir de matériaux réemployés (décors et costumes !), avec une forte attention à la modularité et à la logistique de tournée.

La Luciole, centre du spectacle éco-conçu, a partagé sa vision d’un théâtre plus durable, et ses collaborations avec La Ressourcerie Culturelle.

Des échanges nourris également avec les Théâtres Nantais Associés, sur des projets concrets comme La Nuit du Théâtre, ou comment mutualiser plutôt que multiplier.


Un levier collectif pour la suite

Cette journée ne s’arrête pas à la visite : elle ouvre la voie à des coopérations nouvelles.

“On croit à la force du collectif. Ce type de rencontre nourrit à la fois notre ancrage local et les dynamiques nationales en construction. C’est une étape importante pour bâtir des modèles réplicables, solidaires et ancrés dans le réel.”
Damien Forget, fondateur de La Ressourcerie Culturelle

📣 Merci à l’ASTP pour sa venue, à Valentina Bressan Farabello pour son rôle structurant dans cette démarche, et à toutes les personnes présentes pour leur curiosité et leur engagement.


Le réemploi, ce n’est pas que du matériel

C’est aussi une culture du partage, de la coopération, du lien.

Et cette journée l’a parfaitement illustré : faire circuler les ressources, les idées et les envies, pour construire un spectacle vivant plus durable, sans perdre ce qui fait sa force.

👉 Vous êtes un théâtre privé, une compagnie, un réseau ?
📩 Parlons-en ! On accompagne de plus en plus de structures en réflexion et chaque projet démarre par une rencontre.

Retour sur notre Café des Pros : Une immersion dans le réemploi culturel

Vendredi 3 octobre, on ouvrait nos portes pour un nouveau Café des Pros dans le cadre de la Semaine du Réemploi Solidaire. L’occasion de partager un café, des idées et des expériences concrètes autour du réemploi dans le secteur culturel.

Un moment convivial, inspirant, et surtout ancré dans la réalité du terrain, avec ses défis, ses trouvailles, ses questions… et surtout : l’envie d’agir ensemble !


Un café, des pros, et une histoire qui circule

On commence toujours par là : un bon café partagé entre professionnel.les du spectacle, de l’événementiel, de la technique ou de la scénographie.

Damien revient sur la genèse du projet : pourquoi on a créé La Ressourcerie Culturelle, ce qu’on a observé sur le terrain, et les solutions concrètes qu’on essaie de construire, pas à pas, avec vous.

Chez nous, on parle de flux logistiques, de mutualisation, de stockage, d’éco-conception… Mais surtout : on parle de vos réalités.


Suivre le parcours de la matière : visite guidée (et commentée)

Une fois les présentations faites, on part à la découverte du lieu : une immersion dans le quotidien du réemploi culturel.

  • Zone de collecte : là où tout commence. On y retrouve décors, structures, équipements et matériaux issus des collectes, en attente de tri et valorisation. Ici, on parle logistique, déchargement, inventaire, mais aussi traçabilité et circuits courts.
  • Valorisation : le cœur du réacteur. Direction l’atelier où l’on prépare la matière pour une nouvelle vie. On parle démontage propre en vu de réemploi, matériaux à potentiel, techniques d’éco-conception…
  • Stockage et matériauthèque : ici c’est le paradis des technicien.nes et artistes en quête de bois, textiles, structures… issus du spectacle et prêts à repartir.
  • Location & mutualisation : praticables, frigo, mobilier, rideaux de scène… On met du matériel à dispo à prix solidaires pour limiter les achats inutiles. On en profite pour parler économie de la fonctionnalité, circuits courts, et logistique raisonnée.
  • Magasin de réemploi : l’espace grand public, ouvert tous les vendredis. Un concentré d’équipements, matériaux, éléments de scéno et curiosités issues du monde culturel, accessibles à toutes et tous.

Réemploi culturel : échanges, freins, idées

Tout au long de la visite, on discute :

  • Comment intégrer le réemploi dans une création sans freiner l’élan artistique ?
  • Où stocker entre deux projets ?
  • Quels matériaux choisir ? Où les trouver ?
  • Comment sécuriser les budgets techniques en passant par le réemploi ?
  • Quelles limites et comment les dépasser ensemble ?

Chaque espace visité devient un point de départ pour des échanges concrets et c’est exactement ça l’idée du Café des Pros : faire le lien entre les idées et les solutions.


Bonus : visite de la ressourcerie de costumes

Pour les plus curieux.ses, la visite s’est prolongée chez nos voisine s fraichement installées : Jeanette et ZigZag, la ressourcerie du costume
Une arrivée qui enrichit encore l’écosystème de La Ressourcerie Culturelle : costumes & décors réunis en un seul lieu, chacun avec son expertise, dans une logique complémentaire.


Merci aux pros présent.es !

Un grand merci à toutes celles et ceux qui ont pris part à ce moment collectif. Vos questions, vos idées, vos retours… tout ça nous nourrit et nous pousse à aller plus loin.

Et si vous n’étiez pas là cette fois-ci : pas de panique, d’autres Cafés des Pros arrivent bientôt !
➡️ Pour ne rien rater : suivez-nous sur les réseaux ou abonnez-vous à notre newsletter.


Envie d’en savoir plus ?

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  • Besoin de matériaux ?
  • Une idée à creuser ?

📩 Contactez-nous ou passez au magasin le vendredi : nous serons ravi.es de vous accueillir.

Structurer la filière du réemploi culturel en Pays de la Loire : l’ADEME renouvelle son soutien à La Ressourcerie Culturelle

Bonne nouvelle : l’ADEME nous renouvelle sa confiance pour 2025-2027, en soutenant une nouvelle étape clé de notre développement.
Objectif : structurer à l’échelle régionale les activités d’économie circulaire appliquées au secteur culturel.

💬 Un appui précieux pour renforcer notre ancrage territorial… et faire du réemploi culturel une filière durable, lisible et économiquement viable.


Du projet pilote à la structuration d’une filière

Depuis 2018, nous sommes passé d’une expérimentation locale à un projet de référence dans l’économie circulaire appliquée au spectacle vivant et à l’événementiel.

En quelques années, nous avons :

  • Développé une capacité de collecte, tri et démantèlement de décors, équipements et matériaux
  • Créé un lieu-ressource de 3 500 m² à Montaigu-Vendée
  • Accompagné des festivals, lieux de diffusion, compagnies et scénographes
  • Démontré que le réemploi est compatible avec les exigences techniques et artistiques du secteur culturel

Aujourd’hui, un nouveau cap s’ouvre : structurer une filière régionale, pour aller au-delà de la logique de « preuve par l’exemple ».


Trois axes de travail soutenus par l’ADEME

Ce financement sur 39 mois va nous permettre de consolider nos acquis… et de changer d’échelle. Voici les 3 axes au cœur de cette convention :


1. Structurer la filière à l’échelle régionale

  • Coordonner les actions sur l’ensemble des Pays de la Loire
  • Favoriser l’émergence de nouveaux lieux de réemploi culturel
  • Travailler avec de nouveaux secteurs : opéra, cinéma, etc, avec des projets pilotes sur les décors et les costumes.

2. Consolider le modèle économique

  • Atteindre 75 % de fonds propres d’ici 2027 (contre 60 % actuellement)
  • Intégrer dans les démarches les acteurs régionaux centraux (tels que : opéra, théâtre, salles privées, festivals…)
  • Expérimenter avec les industries locales volontaires sur des problématiques précises
  • Rendre le secteur de l’éco-scénographie économiquement viable (expertise, sourcing, démantèlement…)
  • Créer des programmes de sensibilisation et d’accompagnement

3. Diffuser les modèles et les pratiques

  • Mener des opérations de sensibilisation directes (visites immersives) auprès de structures régionales (hors Nantes et la Vendée)
  • Participer aux groupes de travail sur des problématique nationales via ou hors RESSAC
  • Participer à plusieurs accompagnements incluant des expertises spécifiques de la Ressourcerie Culturelle sur la scénographie ou la mutualisation

Une action régionale… pour un impact national

Ce projet est aussi connecté à notre engagement au sein du réseau RESSAC, que nous co-construisons avec plus de 20 structures similaires partout en France.

👉 Ce qui se structure à l’échelle locale alimente les dynamiques nationales, et inversement.


Et maintenant ?

La convention est signée pour 39 mois : le cap est posé, le travail commence !

Comme toujours, ce projet est collectif : compagnies, technicien.nes, festivals, lieux, collectivités, réseaux ESS… on avance avec vous, pour ancrer durablement cette filière dans les territoires.


👉 Envie de rejoindre le mouvement ?

  • Devenez adhérent.e
  • Appropriez-vous nos services
  • Participez à nos événements
  • Ou venez tout simplement nous rencontrer (tous les vendredis au magasin à Montaigu-Vendée)

📩 Un projet, une idée, une envie ? On en parle : Contactez nous !

3 jours à Clermont Ferrand pour structurer le réemploi culturel : cap sur les Rencontres Nationales du RESSAC

Coopérer, mutualiser, avancer : pourquoi on y est (et pourquoi c’est important)

Du 24 au 26 septembre 2025, une partie de l’équipe de La Ressourcerie Culturelle est à Clermont-Ferrand pour participer aux Rencontres Nationales du RESSAC (le réseau des RESSourceries Artistiques et Culturelles).

Un rdv devenu incontournable pour celles et ceux qui veulent faire progresser le réemploi dans le secteur culturel, en mode collectif.

Pourquoi on y est ? Parce que le réemploi dans la culture, c’est notre cœur de métier. Mais surtout, parce qu’on est convaincu.es que la transformation écologique ne se fera pas seul.es.


Le RESSAC, c’est quoi ?

Un réseau national de plus de 20 structures engagées dans l’économie circulaire culturelle et réparties aux 4 coins de la France (oui, jusqu’à La Réunion, c’est dire !).

Collecte, revente, mutualisation, accompagnement, conseil en éco-conception… Chacune a ses spécificités, mais toutes partagent une ambition : structurer une filière du réemploi culturel à l’échelle nationale.

Nous faisons partie des membres fondateurs de ce réseau, et nous y contribuons activement aux côtés d’autres structures inspirantes.


3 jours pour faire avancer la filière

Ces Rencontres Nationales, c’est trois jours de travail collectif pour partager nos pratiques, outiller les équipes, construire des plaidoyers communs et imaginer ensemble la suite !

Parmi les grandes thématiques abordées :

  • la gouvernance et le modèle économique du réseau
  • la place du numérique
  • la stratégie d’adhésion
  • la mutualisation des services
  • les liens entre design et réemploi

Et bien sûr, une belle dose de discussions informelles, de visites, et d’inspirations croisées. Merci à ARTEX pour l’accueil, et pour l’organisation de la conférence publique “Design & Réemploi”.


Ce qu’on retient de ces rencontres chaque année :

  • La force du collectif, d’abord. On avance plus vite, et surtout plus loin, en partageant les bonnes pratiques, les outils et les retours d’expériences.
  • L’importance d’un langage commun entre culture, écologie et économie circulaire. Parce que pour convaincre les financeurs, les institutions, les partenaires, il faut savoir parler clair (et ensemble).
  • Le réemploi, une ressource à part entière, au service de la création artistique, de la transition écologique… et des territoires.

Et maintenant ?

On sait déjà qu’on va revenir de Clermont-Ferrand avec des idées plein les valises, des envies de coopération renforcée, et des pistes concrètes à explorer.

👉 Vous voulez en savoir plus sur notre rôle dans le réseau Le RESSAC, sur nos services (collecte, vente, location, accompagnement), ou sur l’écosystème qu’on construit avec vous ?

Passez nous voir à Montaigu-Vendée ou rejoignez-nous lors de notre prochain Café des Pros, le vendredi 3 octobre.

Iris & Klupa : design circulaire en 3 actes

À quoi peut bien ressembler une boucle d’économie circulaire dans le secteur culturel ?
Voici l’histoire de deux meubles pour illustrer comment la matière peut circuler, inspirer, et se transformer, au croisement du spectacle vivant, de la pédagogie et du design.


1. Un gisement collecté à la Cité des Congrès de Nantes

Tout commence en 2021, lors d’une collecte que nous avons réalisée à la Cité des Congrès de Nantes. Parmi les éléments sortants : 300 tablettes de chaises de conférence. Loin de finir à la benne, elles rejoignent notre matériauthèque à Montaigu-Vendée, en attente d’une seconde vie. (Spoiler : elle ne s’est pas fait attendre !)


2. Un projet étudiant à l’École Supérieure du Bois

Un an plus tard, l’École Supérieure du Bois (ESB, Nantes) lance un workshop d’éco-conception pour ses étudiant.es de BTS DRB (Développement et Réalisation Bois).

Le brief ? Créer un meuble à partir de matériaux de réemploi.

C’est dans notre stock que tout commence. Sourcing sur place, inspiration directe depuis les gisements disponibles. Et deux projets voient le jour :

  • Iris, une table basse minimaliste et élégante
  • Klupa, un banc modulaire et robuste, à géométrie variable
  • Une série de tabourets

Conçus, dessinés, testés, construits… les meubles sont ensuite exposés et utilisés dans les locaux de l’école. Une belle première vie (après la première vie !)


3. Un retour à la case départ (et c’est une bonne nouvelle !)

En 2025, nous recollectons les deux créations… pour une nouvelle affectation.

Et là, la boucle est bouclée : la Cité des Congrès, à l’origine des fameuses tablettes, acquiert une table basse et quatre tabourets réalisés lors du projet.

Les pièces vont intégrer leurs espaces… en retrouvant leur point de départ, mais sous une toute nouvelle forme.


Un projet à plusieurs mains

Ce genre d’histoire, on les adore. Parce qu’elles montrent ce qu’on peut faire quand chacun.e joue son rôle :

  • La Cité des Congrès, acteur culturel engagé dans le réemploi
  • L’ESB, qui intègre l’économie circulaire dans la pédagogie
  • La Ressourcerie Culturelle, qui fait le lien, facilite, accompagne

Et si on faisait pareil chez vous ?

Chaque projet de réemploi est unique.
Mais tous partent du même constat : les ressources existent déjà !
Ce qu’il manque souvent, ce sont les liens entre ceux qui n’en ont plus besoin, et ceux qui peuvent leur donner une seconde vie.

👉 Vous êtes un lieu culturel, une école, un festival, un atelier ?
👉 Vous avez des équipements à sortir ou un projet de fabrication responsable ?
Parlons-en ! (et pourquoi pas lors de notre prochain café des pros vendredi 3 octobre 2025 !)


📍 Contactez-nous ou passez nous voir à Montaigu pour découvrir notre stock, nos services, ou tout simplement vous inspirer ! Parce que parfois, il suffit d’une tablette pour lancer une grande idée !